La pollution marine par les plastiques, et en particulier les nanoplastiques, constitue un enjeu environnemental majeur. Ces particules peuvent adsorber ou être conçues pour véhiculer des métaux, qu’ils soient essentiels (ex. Cu, Fe) ou toxiques (ex. Cd, Pb). Leur interaction avec les microorganismes marins, acteurs clés des écosystèmes, reste encore mal comprise.
Ce projet de thèse s’inscrit à l’interface entre microbiologie marine, chimie et biologie moléculaire. Il repose sur une collaboration étroite avec des chimistes développant des nanoplastiques capables de transporter différents types de métaux. L’objectif principal est de comprendre comment les nanoplastiques, seuls ou chargés en métaux, influencent la physiologie des microorganismes marins.
Les questions scientifiques abordées seront notamment :
- est-ce que la présence des métaux modifie l’effet ou la biodégradabilité des nanoplastiques chez les microorganismes marins ?
- Modifient-ils la biodisponibilité des métaux (facilitent-ils leur entrée dans les cellules ou au contraire la limitent-ils) ?
- Quelles sont les réponses cellulaires et moléculaires associées à ces expositions ?
Missions du/de la doctorant(e) :
1. Évaluer la toxicité et/ou l’essentialité des nanoplastiques, seuls ou vecteurs de métaux, sur des microorganismes marins modèles en fonction de leurs réponses aux métaux.
2. Caractériser les réponses cellulaires à l’exposition aux nanoplastiques à l’aide d’approches omiques (transcriptomique, protéomique et/ou métabolomique).
3. Identifier les marqueurs génétiques et moléculaires impliqués dans la dégradation ou l’interaction avec les nanoplastiques, ainsi que dans l’utilisation des métaux et la réponse à leur toxicité.