18 h 10. Un mail de New York.
Ils seront neuf, pas six. Ils arrivent deux jours plus tôt. Et le grand-père, qui a déjà tout vu, aimerait voir « quelque chose que personne ne voit ».
Le dîner au château est dans onze jours. Le salon que vous aviez réservé en tient huit. Le chef est complet cette semaine-là. Et ce que personne ne voit, il va falloir le trouver — ce soir, tant qu’il fait encore jour à New York.
Vous n’avez pas encore répondu. Vous avez déjà commencé la liste.
Si vous savez déjà par qui vous commenceriez, la suite est pour vous.
Qui nous sommes
Journeys of a Lifetime conçoit des voyages privés et des événements sur-mesure pour une clientèle internationale — américaine pour l’essentiel — qui a déjà beaucoup vu, et qui revient pour ce qu’elle n’a pas vu.
Nous travaillons en France et dans quelques destinations européennes choisies. D’un côté, des séjours privés pour des familles et des particuliers. De l’autre, des événements d’entreprise : réceptions clients, séminaires confidentiels, dîners de trente couverts dans des lieux qui n’ouvrent pas.
Chaque programme est une construction millimétrée. Rien ici ne sort d’un catalogue, et rien ne se répète d’un client à l’autre.
Nous sommes une petite équipe. Cela veut dire trois choses, et elles comptent : vous travaillerez directement avec la fondatrice, vos décisions se verront tout de suite, et il n’y aura personne entre vous et le résultat.
À quoi ressemble le travail
Vous prendrez un dossier au moment où il n’est encore qu’une conversation — une famille qui veut « la Bourgogne, en septembre, quelque chose de différent » — et vous le porterez jusqu’au dernier soir, quand le client vous dit au revoir sur le perron.
Entre les deux :
— concevoir le programme, et le défendre ;
— trouver le lieu que personne ne propose, et la personne qui en ouvre la porte ;
— négocier avec des chefs, des vignerons, des guides, des châteaux, des chauffeurs — et leur donner envie de faire mieux que d’habitude ;
— construire le budget, et le tenir ;
— écrire, en anglais, des documents que des gens exigeants liront avec attention ;
— établir les déroulés heure par heure, et prévoir les plans B avant qu’on vous les demande ;
— nourrir notre base de lieux, de contacts et de prestataires — la mémoire de la maison ;
— et le jour J, être là : discret, rapide, et la seule personne dans la pièce à savoir que quelque chose vient de dérailler.
Ce que vous trouverez ici, et rarement ailleurs
— L’accès. Des lieux qui ne figurent nulle part, des gens qui ne répondent qu’à ceux qu’ils connaissent. Vous entrerez dans ce réseau, et vous l’élargirez à votre tour.
— La liberté de concevoir. Personne ne vous donnera un produit à vendre. Vous inventerez — et ce que vous inventez sera fait.
— Des clients qui savent. Exigeants, oui. Mais ils reconnaissent le travail quand ils le voient, et ils le disent.
— L’intelligence artificielle, pour de vrai. Nous ne nous contentons pas d’en parler : elle est dans notre travail quotidien, et nous cherchons encore ce qu’elle peut faire de mieux. Si le sujet vous intéresse, vous aurez toute la place pour le pousser.
— Une petite équipe, et une vraie voix. Vos idées sur la façon de travailler ne finiront pas dans une boîte à suggestions.
— Le Sud. Nice, la Méditerranée à dix minutes, et l’Europe à portée de vol.
Ce que nous cherchons
Ce poste demande plus qu’un bon sens de l’organisation. Il demande de comprendre vite, de décider juste, et de tenir la barre quand tout bouge — avec élégance et précision.
Ce que nous regardons vraiment :
— Vous avez déjà porté des dossiers complexes de bout en bout, et vous savez ce que cela coûte. Nous ne comptons pas les années : nous regardons ce que vous avez porté, et ce qui serait tombé sans vous.
— Vous êtes bilingue français-anglais, et votre anglais écrit a du style. Le quotidien se fait majoritairement en anglais, avec des clients qui écrivent bien.
— Vous avez vécu ailleurs — travaillé, étudié, construit une vie quelque part. C’est ce qui donne un anglais qui sonne juste, et le réflexe de comprendre ce qui ne va pas de soi pour quelqu’un venu d’ailleurs.
— Vous passez d’un monde à l’autre sans temps de rechargement : un séminaire en Bourgogne le matin, une famille en Provence à midi, un dîner à Florence le soir. Aucun rapport entre eux, et vous retrouvez chaque contexte en rouvrant le fichier.
— Les changements de dernière minute ne vous coûtent rien. Les clients changent d’avis — souvent, et tard. Vous refaites sans soupirer, parce qu’un soupir s’entend.
— Vous aimez les gens. C’est ce qui permet de faire plaisir, et cela ne s’apprend pas.
— Vous donnez envie aux gens de travailler avec vous. Il y a du commerce dans ce métier, mais ce n’est pas de la vente : c’est trouver le ton juste avec un client comme avec un chef ou un régisseur de château, et faire que chacun ait envie d’y aller. C’est ce qui ouvre les portes qui restent fermées.
— Vous gardez la tête froide dans l’intensité, et vous avez le réflexe du plan B avant qu’on vous le demande.
— Vous savez chercher : l’artisan que personne ne connaît, l’heure où le lieu est vide, la personne qui ouvre la porte.
— L’intelligence artificielle vous intéresse comme un outil de travail, pas comme un sujet de conversation. Vous avez déjà automatisé quelque chose — et vous savez pourquoi il faut relire ce qui en sort.
— Vous prenez la parole avec aplomb devant un client exigeant, et vous savez écouter une direction exigeante.
Le diplôme n’est pas notre critère. Un beau parcours d’études nous dit quelque chose ; ce que vous en avez fait nous en dit davantage.
Ce que ce poste coûte
Nous préférons le dire ici plutôt qu’au troisième entretien.
Les saisons ne se ressemblent pas. Il y a des semaines denses, des dimanches travaillés en haute saison, des soirées qui finissent tard parce que le dîner finit tard. Il y a des urgences à 18 h et des clients qui changent d’avis à la dernière minute. Il y a une exigence constante sur le détail, et une direction qui ne transige pas sur la qualité.
En échange, il y a des périodes plus calmes, de la souplesse chaque fois qu’elle est possible, et ce sentiment rare d’avoir fabriqué quelque chose dont des gens se souviendront toute leur vie.
Si cette description vous fait hésiter, ne postulez pas : vous ne seriez pas heureux ici, et nous ne vous rendrions pas service.
Si elle vous fait sourire, vous êtes probablement au bon endroit.
Les conditions
— Contrat : CDI à temps plein, à pourvoir dès que possible.
— Lieu : Nice, 2 rue Guiglia — avec de la souplesse à distance selon les périodes.
— Déplacements : en France et en Europe — repérages, salons, jours J.
— Langues : français et anglais, à l’écrit comme à l’oral. Le quotidien se fait majoritairement en anglais.
— Rémunération : selon votre expérience et ce que vous apportez. Nous en parlons franchement dès le premier entretien, pour ne faire perdre de temps à personne.
Comment postuler
Ne nous envoyez pas de lettre de motivation type. Nous les reconnaissons, et elles ne nous apprennent rien sur vous.
Envoyez-nous plutôt, à [email protected] :
— votre CV ;
— et une page — pas plus — sur le dossier dont vous êtes le plus fier, et sur ce qui a failli le faire échouer.
En français ou en anglais, comme vous préférez : nous lirons les deux avec la même attention.
Nous répondons à toutes les candidatures, et le processus est court : trois semaines entre le premier échange et la décision. Vous saurez rapidement à quoi vous en tenir. C’est la moindre des choses.
Rémunération : 28 000,00€ à 35 000,00€ par an
Question(s) de présélection:
- Êtes-vous en mesure de travailler quotidiennement en anglais, à l’écrit comme à l’oral, avec un niveau minimum C1 ?
- Avez-vous déjà géré personnellement un ou plusieurs projets complexes de bout en bout, depuis le brief initial jusqu’à la livraison finale ou au jour J ?
- Un poste basé à Nice, avec des déplacements en France et en Europe, certains dimanches travaillés et des soirées tardives en haute saison, est-il compatible avec votre organisation ?
Lieu du poste : En présentiel