- Le Parc national des Cévennes :
Le Parc national des Cévennes couvre près de 3 000 km² avec un cœur protégé habité avoisinant les 950 km². Il est réparti sur 118 communes en Lozère, dans le Gard et aux confins de l’Ardèche, dont 115 sont des communes adhérentes à la charte du Parc. La diversité géologique, les contrastes climatiques et l’escarpement topographique ont fait de ce balcon du sud-est du Massif Central au-dessus de la Méditerranée un carrefour et un refuge pour toutes les formes de vie, du sauvage à l’humain, en étroite osmose.
La force de l’identité culturelle, la grandeur des paysages culturels, et la diversité des formes de vie, héritées de 5 000 ans d’agropastoralisme, ont valu successivement à ce territoire un classement en Parc national protégeant l’héritage, en Réserve de biosphère associant conservation et développement, en Bien inscrit au Patrimoine mondial pour faire perdurer ses paysages agropastoraux évolutifs et vivants, et tout récemment en Réserve internationale de ciel étoilé, devenant ainsi la plus grande d’Europe.
L’établissement public du Parc national des Cévennes (EP PNC) a élaboré avec ses partenaires locaux et nationaux, au premier rang desquels les communes, une charte, approuvée par décret du 8 novembre 2013, qui définit un projet de territoire à 15 ans pour faire vivre ce quadruple classement.
Avec environ 1500 exploitations sur le territoire, l’agriculture représente une activité majeure. Ses productions sont très diversifiées, que ce soit en élevage (ovins, caprins, bovins lait ou viande) mais aussi dans les productions végétales (châtaigne, oignons doux, petits fruits, etc.) et en apiculture.
Les activités agricoles et pastorales contribuent à la préservation de milieux ouverts de haute valeur patrimoniale, de la qualité des paysages et de la biodiversité. Permettre le maintien d’une agriculture dynamique sans sacrifier la valeur écologique et patrimoniale du Parc national constitue un enjeu majeur, notamment en cœur de Parc où 450 exploitations utilisent un quart de la surface.
-
Positionnement du poste au sein du Parc national des Cévennes :
- Le poste de technicien·ne agri-environnement, au sein du service Développement durable, est placé sous l’autorité hiérarchique de la cheffe de pôle Agri-Environnement-Eau.
Le service Développement durable « SDD » comprend trois pôles : Forêt-Chasse / Agri-environnement-Eau / Architecture-Urbanisme-Paysage. Il regroupe 18 agents dont 5 affectés sur les massifs. Conformément aux orientations de la charte définie en 2013, le SDD accompagne le développement des territoires sur l’ensemble du Parc dans la mise en œuvre des politiques de l’EP PNC dans les domaines suivants :
- l’agri-environnement et en particulier le soutien à l’agropastoralisme, à l’installation agricole, au développement de l’agriculture biologique et des pratiques agro-écologiques, ou encore à la structuration des filières, et à la gestion du foncier agricole propriété de l’EP PNC,
- l’eau et les milieux aquatiques,
- l’architecture, l’urbanisme, la préservation des paysages et les travaux relatifs au patrimoine immobilier du parc.
Le SDD veille également à la bonne application de la réglementation du Parc sur la zone cœur du PNC (instruction des dossiers de demandes d’autorisation dans les domaines pré-cités).
Le pôle Agri-Environnement Eau est constitué de 7 agents, et rassemble : une cheffe de pôle, une chargée de mission agri-environnement, un chargé de mission eau, un chargé de mission agro-pastoralisme (50 %), et quatre technicien·nes agri-environnement implanté·es sur les massifs (Causses-Gorges, Mont Aigoual (50%), Mont Lozère et Vallées Cévenoles).