Les technologies de captage et de stockage géologique du CO2 (CCS) sont essentielles pour la décarbonation de l’industrie. Les stockages terrestres, souvent situés à proximité des populations, soulèvent toutefois des enjeux d’acceptabilité sociale et de confiance publique. La directive européenne du CCS impose une surveillance à long terme, offrant une opportunité d’accroître la transparence et d’associer davantage les parties prenantes au suivi des sites.
Ce post‑doctorat s’inscrit dans le PEPR SPLEEN et dans le projet CO2MET (IFPEN, BRGM, EMSE, Cerema), dédiés notamment au développement de méthodes biogéochimiques de surveillance des aquifères sus‑jacents aux sites de stockage. L’approche proposée combine le suivi de traceurs chimiquement inertes (He, Kr) et un monitoring régulier des eaux souterraines pour détecter et caractériser d’éventuelles anomalies. L’objectif est de concevoir des dispositifs de mesure in situ pour les gaz rares dissous et l’isotopie de l’hélium, de valider ces méthodes en laboratoire puis de les déployer sur site.
L’étude portera sur un site naturel (Massif central), riche en CO2 et en gaz rares dissous, ce qui en fait un site d’essai idéal pour caractériser l’origine des fluides et leurs variations temporelles. Les résultats attendus permettront de renforcer les méthodologies de surveillance des aquifères.
La date d'obtention du diplôme de doctorat ne peut pas être antérieure de plus de trois ans au début du contrat postdoctoral.
Le ou la post‑doctorant·e aura pour mission, en collaboration avec l’équipe, de mettre en place et d’optimiser des chaînes de préparation d’échantillons sous ultra-vide couplées à la spectrométrie de masse pour l’analyse de l’hélium dissous ; de mettre en œuvre des méthodes d’analyse de la concentration d’hélium dissous pour des mesures en laboratoire et in situ ; de développer et appliquer des méthodes d’analyse isotopique de l’hélium (Helix SFT) ; de comparer de manière approfondie les approches analytiques développées afin de les valider et d’évaluer leurs avantages, limites et domaines d’application ; de suivre l’évolution de la composition et de l’isotopie de l’hélium dans des eaux profondes à signature mantellique; d’évaluer l’applicabilité des méthodes développées aux différents scénarios de stockage du CO2.
Doctorat en géosciences, géochimie ou chimie analytique.
Bonne maitrise de l’anglais indispensable (minimum niveau B2 (ou C1).
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