L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Vous serez accueilli-e au sein de l'unité de recherche HYCAR (INRAE ; site d’Antony - 92) et à l’UMR Metis (Sorbonne Université, Site Jussieu, 75005 Paris)
L’unité HYCAR regroupe une quarantaine de scientifiques. L’unité offre un contexte de recherche pluridisciplinaire et très dynamique dans les domaines de la modélisation et de l'observation, et est reconnue à l'échelle internationale pour ses modèles et bases de données hydrologiques et écologiques. Elle est composée de trois équipes travaillant sur l’ingénierie écologique (ARTEMHYS), l’hydroécologie fluviale (HEF) et l’hydrologie des bassins versants (HYDRO). L’unité dispose d’installations informatiques performantes et de dispositifs expérimentaux de pointe pour mener à bien ses recherches.
L’UMR Metis, Sorbonne Université comprend une soixantaine de scientifiques. L’UMR Metis est également un laboratoire interdisciplinaire, spécialisé en géophysique, hydrogéologie et biogéochimie des eaux et des sols. Outre les observations de terrain, le laboratoire est également investi dans la modélisation géophysique, hydrologique et hydrogéologique et en biogéochimie, sur des petits bassins versant mais aussi à l’échelle du continuum Terre-Mer, des têtes de bassins aux estuaires. Le Laboratoire fait partie de plusieurs structures fédératives (FIRE, IPSL, OSU Ecce Terra) avec des moyens partagés.
Vous serez rattaché-e à l’Observatoire Oracle, gérer par l’équipe Artemhys, qui compte quatre personnes. Une grande partie des travaux de l’équipe porte sur le suivi expérimental de la quantité et qualité de l’eau dans le bassin versant agricole de l’Orgeval (104 km²), situé dans le bassin parisien (70 km à l’Est de Paris). Le bassin versant de l'Orgeval constitue un observatoire hydrologique de long terme instrumenté depuis les années 1960 et intégré aux réseaux de recherche nationaux. Ce territoire agricole de la Brie a connu d'importantes transformations : généralisation du drainage agricole, intensification des systèmes de culture, évolution des politiques publiques environnementales et émergence d'initiatives locales de gestion des ressources.
Le ou la post-doctorant(e) sera recruté(e) dans le cadre du PEPR TRANSFORM, et contribuera à l'Action Ciblée portant sur l'analyse des trajectoires rétrospectives de l'eau et des facteurs ayant influencé son devenir et sa qualité au cours des dernières décennies.
Le ou la post-doctorant(e) aura pour mission de reconstituer et d'analyser les trajectoires socio-hydrologiques du bassin versant de l'Orgeval afin de mieux comprendre les facteurs ayant influencé la quantité et la qualité de l'eau au cours des dernières décennies.
Pour cela, il ou elle s'appuiera sur les observations hydrologiques et biogéochimiques acquises sur le long terme sur l'Observatoire ORACLE-Orgeval, ainsi que sur les données historiques disponibles relatives aux transformations du territoire. L'objectif sera de mettre en relation les évolutions observées dans les hydrosystèmes avec les changements des pratiques agricoles, le développement du drainage souterrain, les modifications d'occupation des sols, les politiques publiques successives (Directive Nitrates, opération Ferti-Mieux, conversion à l'agriculture biologique, etc.) et les contraintes socio-économiques auxquelles les exploitations ont été confrontées.
Le ou la post-doctorant(e) conduira des analyses statistiques et des analyses de séries temporelles afin d'identifier les principales ruptures, tendances et facteurs explicatifs des trajectoires observées. Une attention particulière sera portée aux flux d'azote, de phosphore et de carbone ainsi qu'à leurs interactions avec les pratiques agricoles et les transferts vers les hydrosystèmes.
Une part importante du travail consistera également à recueillir et valoriser les connaissances locales à travers des entretiens et des enquêtes auprès des acteurs du territoire : agriculteurs, chambres d'agriculture, conseillers agricoles, collectivités et autres partenaires locaux. Ces échanges permettront de documenter l'évolution des pratiques réelles, souvent plus complexes que les recommandations officielles, et de replacer les observations environnementales dans leur contexte historique et socio-économique.
En lien étroit avec les Sous-Actions n°2 et n°3 du projet PEPR TRANSFORM, le ou la post-doctorant(e) initiera/participera à l'organisation et à l'animation d'ateliers participatifs destinés à croiser les connaissances scientifiques et les savoirs d'expérience, afin de construire une vision partagée des trajectoires passées et des leviers de transformation futurs.
Enfin, le ou la post-doctorant(e) contribuera à la définition d'indicateurs intégrateurs permettant de caractériser les trajectoires des territoires et d'évaluer leur transférabilité vers d'autres sites d'étude moins instrumentés. Il ou elle participera également à l'analyse des leviers de transformation des systèmes agricoles, en particulier des possibilités de reconnexion entre grandes cultures et élevage, afin de favoriser des systèmes plus circulaires et moins dépendants des intrants de synthèse