Les grands modèles de langage (Large Language Models, LLMs) sont entraînés sur des volumes massifs de données issues du web et de sources diverses. La qualité et l’intégrité de ces données sont devenues un enjeu majeur, car elles peuvent contenir des contenus biaisés, manipulatoires ou intentionnellement malveillants.
Un risque émergent est celui du LLM grooming, c’est-à-dire l’injection progressive de contenus idéologiques ou propagandistes dans les corpus publics afin d’influencer le comportement futur des modèles. Ce phénomène peut être rapproché de formes de data poisoning, dans lesquelles des acteurs malveillants introduisent des données spécifiques pour altérer les capacités, les biais ou les réponses d’un modèle.
Dans ce contexte, ce projet vise à identifier, caractériser et détecter la propagande et les tentatives de manipulation dans les données utilisées pour le pré-entraînement et le post-training des LLMs, afin de mieux comprendre leurs effets sur le comportement des modèles et de développer des outils de détection et de mitigation.